•  

    LU ELLIOTT Sing Way Out From Down Under - ABC Paramount 584 - 1963

    Chanteuse de Jazz et de Blues, Lucie Elliott nait le 3 août 1924, elle décède le 5 mars 1987. Elle a également enregistré quelques chansons soul. Certains des artistes avec lesquels elle a travaillé étaient BB King, The Duke Ellington Orchestra, Benny Carter and His Orchestra, Sam Williams Express et le pianiste / organiste Robert Banks. Elle a également joué du tuba dans son groupe de lycée. Adolescente, elle a remporté le premier prix lors de la soirée amateur organisée au théâtre Apollo de Harlem. Elle était mariée au guitariste Horace C. Sims, qui avait joué dans un groupe appelé Afro Cubanaires. Au cours de sa carrière, elle est apparue au Steve Allen Show et a passé un an à travailler avec BB King aux États-Unis et à faire des tournées en Europe. Sa sœur Billie Lee était également chanteuse. Lu Eliott chante durant les années 1940 avec The Duke Ellington Orchestra, elle quitte le groupe en février 1950 et pendant un certain temps travail dans l’orchestre de Erskine Hawkins. En 1967, sous contrat avec ABC Paramount, elle enregistre l'album "Way Out From Down Under" arrangé et dirigé par Johnny Pate. Il est fort possible que son séjour en Australie ait eu une influence sur le titre de l'album, qui la mettait en vedette avec un kangourou en couverture ! 

    LU ELLIOTT Sings Way Out From Down Under - ABC Paramount 584 - 1963

    En juin 1968, elle est apparue au Joey Bishop Show avec Johnny Mann and His Orchestra. Toujours en 1968, son second album "With a Little Help from My Friends" sort sur ABC Records. L'album inclut la composition de Lennon & McCartney "With A Little Help from My Friends" (titre de l’album) ainsi que la composition de Frank Loesser "If I Were A Bell". L’album reçu une critique positive dans Billboard, pour "If I Were A Bell", sa voix étant à la fois puissante et mélodieuse. En décembre 1970 elle apparaît avec The Chicki Horn au club 21 de Jimmy et Wes Pemberton dans les îles Vierges. En mars 1973, elle et Al Hibbler ont chanté aux funérailles du propriétaire du Key Club, Walter C. Dawkins, qui se serait suicidé dans son club en se tirant dessus. En 1975, après avoir passé deux semaines dans sa maison de vacances de Pittsburgh, elle est hospitalisée en raison d'une anémie grave. Elle passe un mois à l'hôpital Columbus de Newark. Un événement-bénéfice a été organisé pour elle au Key Club, où elle était l'une des favorites. Même si elle était sortie de l'hôpital, elle n'a pas pu assister à l'événement car elle était toujours en convalescence et son médecin lui avait conseillé de s'abstenir de faire du show pendant un certain temps. 

    LU ELLIOTT Sings Way Out From Down Under - ABC Paramount 584 - 1963

    Certaines des personnes qui se sont présentées à l'événement étaient les chanteurs Lenny Welch et Gilbert Nelsonn. Le Sam Williams Express était là aussi. Les autres participants étaient sa sœur chanteuse Billie Lee, son mari Horace Sims, le créateur de mode Freddie Roach et le photographe Irving Overby. Au milieu des années 1970, elle apparaissait au Club Daiquiri à St. Thomas avec le Sam Williams Express, un groupe avec lequel elle avait fait équipe quelques années auparavant. De retour dans le groupe après sa maladie, ils changent le nom du groupe en Sam Williams-Lu Elliott Experience. En plus des airs de Jazz mis à jour, ils interprètent du Rock et de la soul, comprenant des reprises de chansons d'Al Green et Barry White. À la demande générale, ils devaient réapparaître en février 1976. Vers 1979, elle est apparue dans les spectacles Redd Foxx et George Kirby à Las Vegas. Au premier trimestre de 1981, Lu Elliott se produit au casino Bally pendant une période de près de trois mois. À la mi-mars 1981, elle se produit à "The Cookery" à East Eighth Street et University Place à New York, soutenue par un duo composé de Robert Banks au piano et de Jimmy Lewis à la basse. Elle chantait des chansons de Duke Ellington et de Billie Holiday telles que "Mood Indigo", "Sophisticated Lady" et "It Don't Mean a Thing". Elle se produira ensuite à la demande de Barney Josephson, propriétaire du club, pour remplacer une certaine Alberta Hunter de 86 ans, après qu’elle se soit cassé la hanche à la suite d’une chute. Elle y chantait du mardi au samedi, soutenue par Gerald Cook au piano et avec Jimmy Lewis à la basse. Le samedi 12 décembre, il a été annoncé que Miss Lu Elliott et son trio de jazz joueraient un spectacle gratuit au marché Citicorp à New York. En janvier 1982, elle ouvre pendant plusieurs semaines au Golden Nugget Casino. Outre ses deux albums sur ABC, elle enregistre également deux singles sur ABC et un sur Lu – El avec John Malachi Trio, ainsi que deux cassettes 8 pistes avec The Sam Williams Express sur Altone. Elle est décédée d'un cancer, le 4 OU le 5 ? mars 1987. Je pressente aujourd’hui son premier album "Sings Way Out From Down Under" édité en 1967 sur ABC-Paramount [584] incluant une sublime version de "Speaking Of Happiness" (également chanté par Gloria Lynne). Je suis sûr que tous ceux qui écouteront ce premier album de Lu Elliott (managé par Lou Zito et arrangé et conduit par Johnny Pate) seront enthousiasmés par la chanteuse et sa capacité à projeter le sentiment de chaque chanson et ce que cela signifie pour l'auditeur. Elle est l'une des rares chanteuses, parmi les femmes, à posséder la technique complète de sa profession. Elle a une tonalité parfaite et le genre de nuance, de contrôle et de puissance idéal pour le show. Elle est vibrante, articulée et émouvante. Tout ce qu'elle chante projette un sens du rythme et une parfaite compréhension des paroles. Il y a une richesse émotionnelle dans l'interprétation de chaque chanson qu'elle chante comme si elle avait été écrite pour elle seule.

     

    LU ELLIOTT Sing Way Out From Down Under - ABC Paramount 584 - 1963

    LU ELLIOTT Sing Way Out From Down Under - ABC Paramount 584 - 1963

     A1/ I've Got You Under My Skin

     A2/ Have You Tried To Forget ?

     A3/ Speaking Of Happiness

     A4/ When I Fall In Love

     A5/ Somewhere Along The Line

    A6/ I Love The Ground You Walk On

    A7/ And We Were Lovers

    A8/ The Kind Of Love I Need

    A9/ Some Other Town

    A10/ I Was A Fool

    A11/ Around The World

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • VARIOUS ACID JAZZ AJX500 - A Collection From Acid Jazz

    L'AJX500 célèbre une étape importante dans le catalogue d'Acid Jazz (UK) et rappelle en même temps les anciennes collections du labels publiées dans la série Totally Wired. Cela se réalise à la fois dans le choix du matériau - un mélange de 8 nouveaux morceaux et un oldie obscur - avec pour emballage une pochette imprimée en style US "Tip On" conçue par les collaborateurs de longue date du label "The Unknown". La musique est ce qui fait ce package, 9 titres jamais sortis sur vinyle, présentant Acid Jazz 2019 et ce que l'avenir réserve en 2020. L’album s’ouvre avec deux premières sorties fulgurantes : le booty shake psychédélique afro-funky "Theme" par Lightning Orchestra et les Soul Revivers nouvellement baptisés avec leurs Ethiopiques se réunissent avec le groove de Kingston sur "Harder" avec des riffs de guitare chatoyants de la légende du reggae Ernest Ranglin, 87 ans. Le méga-producteur argentin Kevin Fingier prend le temps de sortir de son groupe "Los Aggrotones" pour lancer son projet soul / jazz avec l’instrumental "Sunglasses After Dark Pt.2". Unique Records en Allemagne a prêté le Garage cosmique de Suzan Kotcher. Les oldies sont une gracieuseté du producteur britannique Graham Dee et de l'Orchestre Picoby Band D'Abomey - Dahomy. Le dernier, avec un fumé funky des années 1970 du Bénin, auparavant uniquement disponible sur un rare single du label Albarika Stores du Bénin : "Sampaguita" par Graham Dee est une version d’une chanson que le producteur britannique a écrite pour Moacir Santos et qui est édité sur un album Blue Note Records en 1975, la version de Dee sort ici pour la première fois. AJX500 est strictement limité à 500 exemplaires. Fondé par Eddie Piller et Gilles Peterson en 1987 au début de l'explosion"acieed", Acid Jazz a été le premier des nouveaux labels indie révolutionnaires et a ouvert la voie à des labels comme Mo Wax, Wall Of Sound et Talkin ’Loud. Trois mois après l’édition du 1er single (Frederic Lies Still du groupe Galliano) le label grandi rapidement et acquiert des locaux dans l'est de Londres présentant un manifeste unique de sons de club alternatifs - jazz, street-soul, funk, latin, reggae et jazz poésie font leur apparition. Galliano, Chris Bangs, The Night Trains, The Last Poets, A Man Called Adam and Snowboy & The Latin Section ont été parmi la première vague de signatures du label et ils sont tous apparus en direct lors de soirées révolutionnaires sur le thème du jazz dans des clubs londoniens comme le WAG à Soho et le légendaire Dingwalls de Camden.

     

    VARIOUS ACID JAZZ AJX500 - A Collection From Acid Jazz

    VARIOUS ACID JAZZ AJX500 - A Collection From Acid Jazz

    A1/ Theme * Lightning Orchestra

    A2/ Harder * Soul Revivers Feat Ernest Ranglin 

    A3/ MI MA KPE DJI * Orchestre Picoby Band D'Abomey-Dahomey

     A4/ This City (Disco Freaks Radio Edit) * Laville

     A5/ The Funk Is Back (Fouk Remix) * The Band New Heavies

     B1/ Take a Bow * Matt Berry

     B2/ Peaky Blenders * Suzan Köcher

     B3/ Magic Mountain (Ben From Corduroy Remix) * Corduroy

    B4/ Sunglasses After Dark Pt.2 * The Kevin Fingier Project

     B5/ Sampaguita * Graham Dee

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • JUNIOR WELLS - HOODOO MAN BLUES - DELMARK DS-612

    Amos Blackmore Wells, alias Junior Wells, était un chanteur et harmoniciste de Blues, né à Memphis, Tennessee, le 9 décembre 1934 et décédé le 15 janvier 1998. Il succombe à un cancer de système lymphatique à l'âge de 63 ans. Grande figure du Blues de Chicago, il a influencé des générations de musiciens de Blues et de Rock and Roll, notamment les Rolling Stones. Il a joué et enregistré avec l'orchestre de Muddy Waters, et aussi avec Earl Hooker et Buddy Guy. Il s'est produit aux côtés de vedettes du Rock tel Carlos Santana et Van Morrison. Junior Wells a commencé à jouer avec son cousin Junior Parker et Sonny Boy Williamson II. Wells a appris à jouer de l'harmonica à l'âge de sept ans, avec une habilité surprenante. Il déménage à Chicago en 1948 avec sa mère après son divorce et commence à jouer avec des musiciens locaux dans des house party et dans des tavernes. Sauvage et rebelle, mais c'est ce dont il avait besoin pour exprimer ses talents. Il commence à jouer avec The Aces (composé des deux frères guitariste Davis et Louis Myers et du batteur Fred Below) et développe un style d'harmonica amplifié plus moderne, influencé par Little Walter. En 1952, il fait ses premiers enregistrements, alors qu'il remplace Little Walter dans le groupe de Muddy Waters, et apparaît sur une des sessions de Muddy Waters pour Chess records (1952). Ses premiers enregistrements comme leader de groupe se font l'année suivante pour States records (filiale de United records) dans les années 1950 et le début des années 1960. Il enregistre également des singles pour Chief records et sa filiale Profile records, dont "Messin' With The Kid" "Come On In the House" et "Hurt Me Too" qui resteront dans son répertoire tout au long de sa carrière. Son single Profile records de 1960 "Littel By Little" (écrit par le propriétaire de Chief records et producteur Mel London) atteint le n° 23 dans les Charts Billboard R&B, ce qui en fait le premier des singles de Wells a entré dans les Charts. Puis vient son premier album "Hoodoo Man blues" (1965) sorti sur Delmark records avec Buddy Guy à la guitare. Wells et Guy collaboreront régulièrement. Ils travailleront avec les Rolling Stones à plusieurs reprises dans les années 1970. Wells enregistrera quantité d'albums et de singles pour différents labels. Il fait une apparition dans le film "Blues Brother 2000" en 1998, la suite de "The Blues Brothers". Une histoire circule sur la jeunesse de Wells qui dit que celui-ci à ses débuts n'avait pas beaucoup d'argent, il est allé voir chez un préteur sur gages du centre-ville ou il y avait un harmonica au prix de 2 dollars, pour pouvoir l’acheter, Wells trouve un emploi de livreur de soda, ayant travaillé toute la semaine, il reçoit 1 dollar et demi ! Wells retourne chez le prêteur sur gages qui lui dit que le prix est de 2 dollars, Wells lui dit qu’il avait besoin de cet harmonica pour travailler, mais le vendeur ne voulut rien savoir et quitte un instant le comptoir, alors Wells mis son dollar et demi et pris l'harmonica avant de s’enfuir. Il fut rattrapé, et quand est venu son procès le juge lui a demandé pourquoi il avait fait ça, Wells lui répond qu’il avait absolument besoin de cet harmonica pour travailler. Le juge lui demande alors de jouer, et quand Wells eut fini, le juge a donné au préteur sur gages les 50 cents qu'il manquait et a crié : affaire classée ! Je poste aujourd’hui son premier album "Hoodoo Man Blues" édité en 1965 sur Delmark Records DS 9616. L’abum a été plusieurs fois réédité sous le numéro DS-612. 

     

    JUNIOR WELLS - HOODOO MAN BLUES - DELMARK DS-612

    JUNIOR WELLS - HOODOO MAN BLUES - DELMARK DS-612

     A1/ Snatch It Back And Hold It

     A2/ Ships On The Ocean

     A3/ Good Morning Schoolgirl

     A4/ Hound Dog

     A5/ In The Wee Wee Hours

     A6/ Hey Lawdy Mama

     B1/ Hoodoo Man Blues

     B2/ Early In The Morning

     B3/ We're Ready

     B4/ You Don't Love Me

    B5/ Chitlin Con Carne

    B6/ Yonder Wall

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • BETTY EVERETT - WOMAN WITH SOUL VJ International VJS 7307 - 1977

    Betty Everett naît le 23 novembre 1939 à Greenwood, Mississippi. Surtout connue pour son Hit single "The Shoop Shoop Song (it's In His Kiss). Betty, belle et puissante voix Soul, était également une pianiste accomplie. Elle commence sa formation musicale à l'âge de 9 ans. Elle a également chanté à l'église. Elle se déplace en 1957 à Chicago afin de poursuivre une carrière musicale dans la musique "profane". Betty enregistre pour plusieurs labels locaux, dont Cobra records "My Love/Ain't Gonna Cry" (1957), C.J Records (en 1960/1961), Renee Records (1962) et One-der-Ful Records en 1963. Elle a aussi brièvement chanté avec le groupe "The Daylighters" - dont le line up inclut : Betty Everett, George et Dorsey Wood, Tony Gideon, Eddie Thomas et Charles "Sparow" Boyd, appelé Betty Everett & The Daylighters. Betty faisait également partie de deux autres groupes : Betty Everett & Willie Dixon group (1960) ainsi que Betty Everett & Earl Hooker and The Ike Perkins All Stars (1961). Certains titres ont été produit par Ike Turner et Curtis Mayfield, cependant, sa carrière prend un tournant en 1963, quand elle est présentée à Calvin Carter (A&R chez Vee-Jay records) frère de Viviane Carter, fondatrice avec son mari de Vee-Jay records. Betty enregistre un premier single intitulé "By My Side" en 1963, sans trop de succès. Le single suivant "You're No Good/Chained To Your Love" a lui plus de succès, atteignant presque l'US Top 50. C'est avec son troisième single "The Shoop Shoop Song (it's In His Kiss)" qu'elle obtient son plus gros succès solo qui se classe n° 6 au Billboard Hot 100 et n° 1 au Cashbox R&B charts en 1964. Elle enregistrera quantité de singles et albums chez Vee Jay, seule ou en duo avec Jerry Butler, jusque 1965. Lorsque Vee-Jay cesse ses activités en 1966, Betty enregistre pour plusieurs autre labels notamment ABC records (1967), Unis records (1968/70) , Fantasy records (1970/75) , Sound Stage Seven records (1976/77) , United Artists (1977) et 20th Century Fox (1980). Dans les années 1990, le label Trumpet records lui propose d’enregistrer un single "Don't Cry Now" écrit par Larry Weiss, mais le single n'est jamais édité (unreleased). Betty fait ensuite une apparition de vingt minutes dans le show télévisé "Curent affair". En 1991, elle apparait au festival de Blues de Chicago qui sera retransmis en direct dans le monde entier, sur plus de 400 chaines de radios, une de ses dernière performance radio. En 2000, elle fait sa dernière apparition publique dans l'émission télévisé spécial "Doo Wop 51", de nouveau associée a Jerry Butler pour l'occasion. A la fin de sa vie, Betty résidait avec sa sœur, jusqu'à son décès le 19 aout 2001 à Beloit, Wisconsin, à l'âge de 61 ans. Je propose aujourd’hui son album (compilation) de quelques-uns de ses succès, intitulé "Woman With Soul" édité en 1977, qui inclus toutefois le superbe inédit "Someday Soon", qui sera de nouveau édité en 1993 sur une compilation CD. En 2014, le label Italien Soulful Torino éditera à son tour "Someday Soon" pour la première fois en 45T version stéréo. 

     

    BETTY EVERETT - WOMAN WITH SOUL VJ International VJS 7307 - 1977

    BETTY EVERETT - WOMAN WITH SOUL VJ International VJS 7307 - 1977

     A1/ Where Are You

     A2/ I'm Gonna Be Ready

     A3/ Too Hot To Hold

     A4/ I Don't Hurt Anymore

     A5/ Trouble Over The Weekend

     A6/ The Shoe Won't Fit

     B1/ I Can't Hear You No More

     B2/ The Real Thing

     B3/ By My Side

     B4/ Someday Soon

     B5/ No Place To Hide

     B6/ Can I Get To Know You

     

     *BONUS*

    Someday Soon Longer Mix  2:38

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • GOOGIE RENE - FLAPJACKS CS-LP-200 - 1963

    Rafaél Leon René né le 30 mars 1927 à Los Angeles (Californie) est l'une de ces figures musicales injustement négligées des années Rock & Roll & R&B, bien qu'il ait été l'épine dorsale du label Class records. Rafaél "Googie" René demeure une figure de l'underground parmi les amateurs et collectionneurs, jusqu'à la sortie du cd Wham Bam chez Ace records en 2004. Fils de Leon René (1902 - 1982) compositeur et propriétaire des labels Exclusive et Excelsior records fondés en 1940 avec son frère Otis qui était responsable de la publicité d'excelsior et aussi compositeur. Rafaél Leon René et surnommé Googie parce que c'est le premier mot qu'il a prononcé enfant. Avant d'obtenir un diplôme du lycée de Dorsey, dans la banlieue des collines de Baldwin, de Los Angeles, Googie montrait déjà son envie de suivre la trace de son père. Il a étudié le piano, a composé des chansons et a acquis une certaine expérience de première main de studio, quand son père l'a invité aux séances d'enregistrements. Mais avant que Googie ait pu être plus impliqué, il a dû servir en Europe pour l'armée américaine. A son retour en 1950, il trouve le label Excelsior records de son père en faillite, mais entreprenant, Leon René crée un nouveau label, Class records, dont Googie est devenu le principal responsable. Il réalise son 1er single fin 51' Class records série 500 (4 issues pour cette série) car après la faillite d'Excelsior, Leon et Googie, ont choisi de démarré tranquillement et font un arrangement avec les frères Bihari, pour sortir les productions Class sur leurs labels Modern et RPM records jusque septembre 1956. Class records a vraiment décollé avec la nouvelle série 200, dont le 2eme enregistrement (Class 201) et "Sad Fool" par The Rollettes (A.K.A The Dreamers) dont les membres sont : Gloria Jones, Annette Williams et Fanita Barrett, couplé à Wham Bam, un instrumental Rock, qui sera le début d'une longue série, joué par le Combo qui est composé la plupart du temps de la crème des musiciens de sessions de la côte Ouest, incluant les Saxophonistes Plas Johnson et Clifford Scott, Earl Palmer a la Batterie et les guitaristes Johnny "Guitar" Watson, Jimmy Nolen et Rene Hall. Les instrumentaux vont du courant musical des années 50', Rock, Boogie Woogie, Jump, Latin, jusqu'aux années 60' Soul/Groove. Sur quelques titres, Googie est au piano, et quelque fois à l'orgue, mais laissant la plupart du temps les claviers aux autres membres du Combo. Googie était en charge de la créativité du label Class, ce qui lui a permis de développer ses propres compositions, arrangements (clavier) et techniques de productions, comme le démontre le la qualité des enregistrements présent sur le cd Wham Bam, allant du Jump Wham bam de la côte Ouest des années 50', au style Groovy Ramsey Lewis des années 60'. Googie a toujours à l'esprit les derniers Hits du moment quand il entre en studio. 

    GOOGIE RENE - FLAPJACKS CS-LP-200 - 1963

    Ses influences et inspirations sont très variés. Du point de vu Rock & Roll, les enregistrements les plus intéressants sont ceux de la période 1956, 1959, particulièrement "Wiggle Tail Pt. 1&2, Class 221, "Big Time/Midnigth" Class 205, "Break It Up/Side track " Class 208 et "Rock A Boogie/Beautiful Weekend" Class 212. Dans les années 60' Googie s'oriente vers une musique plus Jazz/Soul, Groove et parfois Funky. Entre temps, Leon René crée un nouveau label en 1959, Rendez-Vous records, basé à Los Angeles, avec Rod Pierce et Gordon Wolf, pour publier de la musique Pop. Son plus grand succès étant "Bumble Boogie/Nut Rocker" enregistré avec le groupe maison nommé B Bumble & The Stringers, dont les membres sont composés de : Ernie Field (piano/orgue) Rene Hall (guitare) Plas Johnson (sax) Rene Calander (bass) et Earl Palmer (drums) rendez-Vous records ferme ses portes en 1963. Les années 60' nous apportent quelques superbes instrumentaux Soul/Groove dédiés à la dance : "Smokey Joe's La, La" "Chica Boo", "Merci Merci" "Bossa Baby", "The slide Pt. 1&2 » entre autres, et même un instru (Monster type) "The Chiller". En 1962, Googie enregistre aussi quelques titres sur le label Kapp records, de Davis Kapp, frère de Jack, propriétaire de Brunswick et Decca records. Durant les années 60', en 66' exactement, Googie monte un nouveau label - New Bag records, il y enregistre en 1967 le superbe dansant "Keep The Soul Baby" a la Ramsey Lewis !  Il produit également 2 singles pour The Count Yates, composé d'un membre du groupe des années 50' The Premiers, accompagnés par The Rhythm Crusaders. Leon & Googie sont souvent crédités aux compositions, mais beaucoup de titres sont signés d'une certaine Jeanne Vikki, mais qui est cette mystérieuse Jeanne Vikki ? juste une signature pour ces titres ? pas de trace "physique" de cette Jeanne, probablement un pseudo !! Googie poursuit dans les années 70' pour quelques singles Funk avec une nouvelle série du label : Class Of 74 records, personnellement, je n'ai connaissance que de 3 singles : Class Of 74 - 7403 Googie's Junk Band "Funky Bug Pt. 1&2 édité en 1974 - Class Of 74 - 7405 Googie (with vocal groupe McCrary's) "Got A Hold Of A Rainbow" mono/stéréo en 1975 - Class of 74 - 7406 Googie & The Junk Band, même morceau que le Class Of 74 (7403 Funky Bug) mais titres différents "The Bug Down/The Bug Down Theme" en version plus longue, au vu de la numérotation, il manquerait les n° 7400, 7401, 7402, 7404, et peut-être d'autres ? Après cette série, je n'ai personnellement plus de trace discographique, si ce n'est le cd "Wham Bam" de Ace records de 2004. Googie René enregistre trois albums de 1957 à 1963 et quantité de singles jusqu’au milieu des années 1970 sous le nom de Googie René ou tous simplement Googie. La saga René ne s'arrête pas à sa mort le 25 novembre 2007, puisque ses quatre enfants sont dans le domaine musical : sa fille Gina est chanteuse, et ses trois fils sont également dans la musique : Christopher René est chanteur, auteur-compositeur, musicien et producteur, Gabriel René et producteur et Mike René est musicien (batteur). Il nous lègue quantité d’instrumentaux (et vocaux) Rock, R&B Latin, Jazz Soul et Funk qui, mine de rien sont joués par les meilleurs musiciens de l'époque. Je présente aujourd'hui son troisième album "Flapjacks" édité sur Class [CS-200]en 1963. 

     

    GOOGIE RENE - FLAPJACKS CS-LP-200 - 1963

    GOOGIE RENE - FLAPJACKS CS-LP-200 - 1963

     

    A1/ Flapjacks Pt.1

    A2/ Country Walk

     A3/ Bossa baby

     A4/ Walk Right In

     A5/ Soul Zone

     A6/ Tambo Shake

     B1/ Flapjacks Pt.2

     B2/ You've Really Got A Hold On Me 

     B3/ Surf Ride

     B4/ Good Luck Charm

    B5/ Jazzberry Jam

     

     

     

     

     


    3 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires